Cephalées : Types, caractères et traitement

Published On March 3, 2017 | By Ronald Patrice Donatien | Bon a savoir, Santé

Se manifestant principalement par des maux de tête récurrents, les céphalées constituent une des maladies les plus fréquentes du système nerveux. Aiguës ou chroniques, légères, modérées ou sévères, passagères, intermittentes ou continues, rares ou fréquentes… elles ne sont pas toujours anodines et sans danger.

Des maux de tête, ça nous arrive à tous. Mais connaissons vraiment leurs causes ? Les divers types et les traitements ?

MIGRAINE
Survenant surtout chez les jeunes (femmes), la migraine est récurrente et sévit souvent toute la vie. Il s’agit d’une céphalée d’installation progressive (début matinal fréquent, maximale en quelques heures), pulsatile, située d’un seul côté (unilatérale), alternante (changeant de côté d’une crise à l’autre) et aggravée par les efforts, la lumière, le bruit. Elle est parfois accompagnée de nausées, vomissements, sensibilité à la lumière, irritabilité et difficultés de concentration, plus rarement de troubles du transit, sentiment de froid, perception d’un point lumineux mobile, éclairs lumineux, flou visuel, troubles du langage. Les facteurs déclenchant les crises sont variés : chocolat, vin blanc, fromage, stress ou au contraire relaxation (migraine du week-end), règles, sommeil prolongé, traumatisme crânien. La symptomatologie s’améliore pendant la grossesse mais s’aggrave sous pilule contraceptive. Le traitement consiste à éviter les facteurs déclenchants, à traiter les crises et à suivre un traitement de fond (continu et sous contrôle médical spécialisé).

ALGIE VASCULAIRE DE LA FACE
De cause en général inconnue, elle touche surtout les hommes jeunes. La douleur est intense, unilatérale (toujours le même côté : orbite, front, tempe, joues et aile du nez), survenant tous les jours à heure fixe dans la journée. Les épisodes douloureux peuvent s’étaler sur plusieurs jours à plusieurs semaines. A cette douleur s’ajoutent : une rougeur de l’œil et du côté atteint, le nez bouché ou écoulement nasal, l’œil qui coule… Elle peut parfois être déclenchée par l’alcool.

CÉPHALÉES PSYCHOGÈNES OU CÉPHALÉES DE TENSION
Ce sont les céphalées les plus fréquentes. Le stress est le facteur causal incriminé. Les signes évocateurs en sont :
– le siège au vertex ou à la nuque
– céphalées intenses présentes tous les jours, du matin au soir, pendant une longue période (mois, année)
– bien tolérées, n’empêchant pas le sommeil
– sensation de bandeau serré autour de la tête
– aggravation à l’occasion de stress
– céphalées résistantes aux antalgiques.
Ce type accompagne le syndrome dépressif, les états anxieux et l’hystérie. Le soutien psychologique est recommandé.

CÉPHALÉES PAR ABUS MÉDICAMENTEUX
Elles surviennent des suites d’une consommation excessive d’antalgiques. L’arrêt des antalgiques responsables est alors indiqué, même si ceci entraînera un syndrome de sevrage avec recrudescence des céphalées avec insomnie, anxiété et troubles digestifs.

CÉPHALÉES POST-TRAUMATIQUES
Comme leur nom l’indique, elles apparaissent à la suite des traumatismes physiques touchant la tête (accident de voiture, de moto, coup d’objets contondants tels objets métalliques, battes de base-ball,…). Elles sont très diverses dans leurs caractères et leur degré de gravité (consultation médicale conseillée).

CÉPHALÉES DE CAUSES DIVERSES
Certaines maladies ou conditions générales affectant des organes particuliers peuvent provoquer des céphalées. Citons l’hypertension artérielle, l’anémie, la méningite, les syndromes grippaux, la sinusite, les tumeurs (gorge…), l’AVC, les troubles de la réfraction, le glaucome aigu, l’hypoglycémie, le tabagisme, la prise d’alcool, l’hypoxie d’altitude, l’intoxication au monoxyde de carbone, la polyglobulie, l’hypertension intracrânienne… Des médicaments peuvent également en être responsables (les vasodilatateurs, la pilule contraceptive…).

SIGNAUX D’ALERTE Céphalées :
• Intenses, d’installation brutale
• Inhabituelles ou chroniques
• Accompagnées de convulsions, de troubles psychologiques ou de perte de conscience
• Accompagnées de troubles fonctionnels neurologiques (perte de l’équilibre, engourdissement, difficultés à parler…)
• Accompagnées de fièvre et de rigidité du cou
• Accompagnées de nausées et de vomissements.

CONSÉQUENCES
Si en général elles ne compromettent pas la continuité de la vie de l’individu, les céphalées chroniques sont cependant invalidantes, affectant négativement sa qualité de vie (sociale, personnelle, professionnelle et interpersonnelle). Aussi, comme nous venons de le voir, elles peuvent être le signe d’une maladie menaçant la vie à long terme.

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