Les deux présumés violeurs de l’adolescente de 16 ans, auditionnés au parquet de Port-au-Prince

Published On June 29, 2017 | By Ronald Patrice Donatien | Actualités

Le parquet de Port-au-Prince a auditionné, ce mercredi, les deux présumés violeurs, arrêtés, le mercredi 21 juin, à Cavaillon dans la péninsule du Sud. Pendant environ une heure, Nickenson Rémy, alias Sonson, et Jean Wisky Emile, alias Anbilans, ont répondu aux interrogations du substitut commissaire du gouvernement, Edwige Dorsainvil, sur l’accusation de viol collectif qui leur est reprochée. L’audition s’est déroulée en l’absence des proches de la victime.

Pour l’instant, le parquet de Port-au-Prince s’est dessaisi du dossier, a fait savoir le magistrat Dorsainvil, confirmant que le dossier est acheminé au cabinet d’instruction. « C’est le cabinet d’instruction qui va désormais se charger du sort de ces présumés violeurs, » a indiqué Edwige Dorsainvil sans vouloir entrer dans les détails.

Dans le cadre de la lutte contre la détention préventive prolongée, les inculpés devaient se présenter au cabinet d’instruction le même jour après leur audition au parquet de Port-au-Prince, a-t-il fait remarquer.
Interrogé dans le couloir du parquet après leur audition, les deux prévenus sont passés aux aveux. « On avait une entente avec la fille pour un montant de 2500 gourdes », ont-ils déclaré aux micros des journalistes.

Nickenson Rémy, alias Sonson, et Jean Wisky Emile, alias Anbilans, sont arrêtés par les autorités policières après environ six mois de cavale. L’opération ayant conduit à l’arrestation de ces derniers a été menée par les policiers affectés au commissariat de Pétion-Ville. On les ensuite a transférés à la Section départementale de la police judiciaire (SDPJ).

Ces individus sont deux des présumés bandits impliqués dans le viol collectif perpétré sur une mineure de 16 ans, en décembre 2016 , à Philipot, une localité de la commune de Pétion-Ville. La scène criminelle a d’ailleurs été filmée. La diffusion de cette vidéo a été largement relayée sur les réseaux sociaux par les internautes. Celle-ci avait causé une vague d’indignations en Haïti et à l’étranger.

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